Que choisir en cas de troubles tabous ?
Quand on n’ose pas poser de question sur les boutons de fièvres, les hémorroïdes ou les mycoses vaginales, on n’aura pas non plus de réponse. Il est temps de lever le tabou qui entoure ces problèmes. Kruidvat prend l’initiative en vous donnant des informations sur certains problèmes gênants, ainsi que des solutions.
Les différentes phases du bouton de fièvre
Quand, finalement, vous avez décidé de parler de votre bouton de fièvre, votre bouche fait trop mal… Les boutons de fièvre peuvent être très embêtants. Sachez qu’un bouton de fièvre passe par trois phases. Chacune de ces trois phases nécessite un traitement différent. Vous avez besoin d’un conseil ? Consultez votre médecin de famille.
Un bouton de fièvre commence par une désagréable sensation d’échauffement, de démangeaisons ou de picotements sur ou autour des lèvres. Dans la deuxième phase, le bouton de fièvre présente des cloques douloureuses remplies d’un liquide clair. La troisième phase est la plus disgracieuse. Les cloques sont ouvertes et des croûtes jaunes se forment sur vos lèvres.
Attention : vous avez un bouton de fièvre ? Consultez votre médecin de famille.
Mon bouton de fièvre est-il contagieux ?
Oui. Surtout dans la deuxième et la troisième phase, un bouton de fièvre peut être très contagieux. Donc dès la formation et l’ouverture de cloques douloureuses, vous pouvez contaminer d’autres personnes. Les cloques ont séché et forment une belle croûte ? Depuis ce moment-là, heureusement, votre bouton de fièvre est beaucoup moins contagieux.
Attention : en cas de bouton de fièvre, restez loin des nouveau-nés, des personnes souffrant fortement d’eczéma et des personnes au système immunitaire affaibli. Car pour eux, une telle infection peut avoir des conséquences graves.
Peut-on prévenir un bouton de fièvre ?
Souvent, il est possible – et facile – de prévenir la formation d’un bouton de fièvre. Soutenez vos défenses immunitaires en mangeant sainement, en bougeant régulièrement, en dormant assez et en évitant le tabac. Si vous avez un système immunitaire sain, vous courez beaucoup moins de risques d’attraper un bouton de fièvre.
Une autre solution, c’est de garder vos lèvres grasses. Car certaines circonstances, comme le vent rude et le soleil fort, peuvent provoquer un bouton de fièvre. Dans ces situations, utilisez un baume à lèvres adapté, de préférence avec un bon filtre UV.
Que faire en cas d’hémorroïdes ?
Un autre problème gênant dont on n’ose pas trop parler, ce sont les hémorroïdes. Ce blog vous donne déjà quelques conseils et informations à ce sujet.
Voici les conseils les plus importants : buvez suffisamment, privilégiez une alimentation riche en fibres, bougez au moins 30 minutes par jour et allez aux toilettes quand vous en ressentez le besoin. Un style de vie plus sain peut considérablement réduire les problèmes en une ou deux semaines.
Les hémorroïdes sont plus fréquentes lors de la grossesse. Votre utérus grandissant fait plus pression sur les intestins. Cette pression ralentit le transit intestinal, ce qui durcit et assèche les selles. De plus, l’équilibre hormonal changeant influence les causes de la constipation qui, à son tour, peut causer des hémorroïdes.
Attention : allez toujours voir votre médecin dans les cas suivants :
- Quand votre enfant de moins de 12 ans a des hémorroïdes.
- Quand vos hémorroïdes persistent depuis plus de deux semaines.
- Quand vous avez des symptômes qui peuvent indiquer d’autres problèmes graves, par exemple des traces de selles dans vos sous-vêtements, une envie d’aller à la selle sans résultats, une perte de poids, de la fièvre, un changement dans la fréquence des selles, des hémorroïdes qui saignent ou des selles fortement douloureuses à cause de, par exemple, une fissure anale.
Les hémorroïdes sont-elles contagieuses ?
Non, heureusement, les hémorroïdes ne sont pas contagieuses. Il y a diverses causes possibles, mais la plupart des hémorroïdes sont causées par une trop forte pression sur le rectum. Par exemple quand vous avez poussé trop fort aux toilettes.
Les troubles vaginaux
La dernière de notre série de troubles-dont-on-préfère-ne-pas-parler-tandis-qu’il-le-faudrait : les problèmes vaginaux. Voici les deux problèmes les plus fréquents :
La mycose vaginale
Les mycoses vaginales sont dues à une prolifération de certains champignons ou levures, qui deviennent alors trop dominants. Ces infections fongiques au niveau du vagin peuvent s’accompagner de symptômes comme des pertes anormales et des démangeaisons.
La vaginite bactérienne
La vaginite, ou vaginose, bactérienne, est causée par une prolifération de mauvaises bactéries dans le vagin. Elle, aussi, peut s’accompagner de symptômes comme des démangeaisons et des pertes anormales, mais aussi d’odeurs désagréables.
Comment traiter les mycoses ou les infections ?
Il est important de ne pas irriter l’intérieur du vagin. Le vagin est un organe autonettoyant qui préserve lui-même l’équilibre naturel de la flore vaginale, y compris les bactéries et les champignons y présents. Il suffit de laver votre vulve, donc l’extérieur du vagin, à l’eau tiède. Il n’est pas nécessaire de laver votre vagin plus souvent ou plus soigneusement.
Astuce 1 : n’utilisez pas de savon ni de produits spéciaux pour le vagin, comme les lavements, les déodorants ou l’huile d’arbre à thé. Ces produits peuvent irriter la muqueuse du vagin. Certaines femmes utilisent parfois des probiotiques, de l’ail ou du yaourt au Lactobacillus Acidophilus pour prendre soin de leur vagin ; ça, non plus, n’est pas judicieux et peut causer des irritations.
Astuce 2 : prenez votre temps pour vous exciter quand vous faites l’amour. Ainsi, vous laissez le temps à votre vagin de bien s’humidifier avant la pénétration. Il n’est pas judicieux de faire l’amour quand ça fait mal. Vous pouvez éventuellement utiliser un lubrifiant. Parlant de rapports : évitez les spermicides qui, eux aussi, peuvent irriter le vagin.
Attention : vous souffrez d’une mycose vaginale ou vous doutez en avoir ? Consultez votre médecin de famille.
C’est contagieux ?
Non, tout le monde a des champignons sur la peau et les muqueuses. Les problèmes ne surviennent que quand l’équilibre entre les champignons est perturbé. Il n’est donc pas possible d’attraper une mycose vaginale de quelqu’un d’autre.
Quelles sont les causes d’une mycose ?
Souvent, c’est un mystère pourquoi, tout d’un coup, vous avez attrapé une mycose vaginale. Cependant, un certain nombre de facteurs augmentent le risque d’infection :
- Le savon, même neutre, irrite la muqueuse. Cette irritation permet la prolifération de certains champignons.
- Les médicaments, comme les médicaments qui tuent les bactéries, peuvent augmenter le risque d’infection. Les antibiotiques, par exemple, peuvent tuer certaines bactéries présentes dans le vagin, ce qui crée un environnement favorable aux champignons, qui augmenteront en nombre.
- Les hormones, comme les corticostéroïdes anti-inflammatoires, peuvent, elles aussi, augmenter le risque d’infection.
- Les changements hormonaux. Pendant les règles et la grossesse, aussi, le risque de mycoses est plus élevé.
- Les personnes souffrant de diabète courent un risque accru de perturbations de leur équilibre fongique et/ou bactérien.
